3.2 *Les manufactures étrangères

yves Publié le 24 mai 2007 Mis à jour le 1 novembre 2007

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Il est clair que l’Angleterre a été bien avant la France, vers 1730, le berceau de la fabrication d’objets en tôle peinte à Pontypool et à Usk, dans le Pays de Galles.

Une documentation sur le sujet est donnée par les sites Internet www.japanware.org et www.pontypoolmuseum.org.uk/japanware.htm.

On en trouvera la traduction § 3.2.1.

Les manufactures anglaises exportèrent naturellement leurs productions vers le Nouveau monde où apparurent dès lors des manufactures, notamment dans le Connecticut.

Un article de Agnès L Sasscier, paru en juin 1959, donne un bon aperçu des manufactures américaines

(cf. §3.2.2).

Parallèlement à l’essor du « japanware » en Angleterre, avec laquelle elle avait de nombreux échanges, la Hollande fut aussi un pays d’abondante production de tôle peinte au 18ème siècle.

Nous n’avons malheureusement pas pu réunir pour le moment de documentation sur ses productions.

Il semble que l’Allemagne du Nord ait aussi accueilli quelques manufactures dans la région de Brunswick mais nous n’en savons guère plus.

Même si l’on connaît les lanternes vénitiennes en tôle peinte et si un des premiers vernis semble avoir été inventé par un jésuite italien nommé Buonami, l’Italie n’est jamais citée dans la documentation. Le domaine reste à approfondir.

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3.1 *Les manufactures françaises

yves Publié le 24 mai 2007 Mis à jour le 26 octobre 2007

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Dans un ouvrage intitulé « Les accessoires du costume et du mobilier du 13ème jusqu’au milieu du 19ème siècle », paru en 1928 (cf. Bibliographie), Henri René d’Allemagne recense plusieurs des manufactures parisiennes et donne nombre d’informations fort intéressantes sur leurs fabrications (cf. § 3.1.1).

Excepté pour les articles de commande, les manufactures ne vendaient pas toutes leurs productions directement aux amateurs mais aussi par l’intermédiaire de marchands ayant pignon sur rue pour d’autres activités, et par celui de « commissaires en marchandises », sortes de commis voyageurs.

A Paris, on peut citer trois de ces marchands : Dulac, rue Saint Honoré près de l’Oratoire, Etienne Framery, bijoutier, rue Saint Honoré et Granchez.

En Angleterre, on connaît comme revendeurs des productions des manufactures, la plupart installés à Londres : Blakey, Glover & Chemiot, Charles Grangès, Jacques Monbray.

D’Allemagne consacre une mention particulière au magasin que tenait Granchez, dans la préface de son ouvrage.

Il écrit : « Le petit Dunkerque », tenu par Granchez sous les dernières années du règne de Louis XV et sous Louis XVI, quai Conti à la descente du Pont Neuf, présente : petits meubles, appliques, flambeaux, tabatières, cages à oiseaux, seaux à liqueurs, secrétaires de voyage, écrans, bagues, cachets, moutardiers, pendants d’oreilles. Les laques et la tôle vernie figurent parmi les matières les plus diverses qui sont utilisées. « On paie ces objets à leur juste valeur ». En réalité ces beaux articles étaient très chers! Deux exemples : un écritoire en laque vernie garnie de mathématique d’or à 600 livres ; tabatières et flacons en or de couleur renfermant un carillon jouant trois airs de 30 à 50 livres.

Dans un remarquable article, paru dans la revue « Connaissance des Arts », Denise Ledoux-Lebard décrit les tribulations de la manufacture de Deharme et passe en revue les manufactures sous l’Empire et la Restauration.

Elle s’attache à décrire certains objets exceptionnels fabriqués sous l’Empire, aujourd’hui conservés dans les musées nationaux. Elle montre enfin comment la fabrication des appareils d’éclairage, à l’orée du 19ème siècle, a constitué le second grand débouché des tôles peintes (cf. § 3.1.1) sous l’Empire et la restauration

Les manufactures de la fin du règne de Louis XVI, du Directoire et du Consulat connurent bien des revers, non seulement à cause de la concurrence anglaise, mais surtout à cause des difficultés notamment financières rencontrées par les inventeurs pour exploiter leurs brevets et faire valoir leurs lettres patentes d’où des succès commerciaux laborieux (cf. § 3.1.2).

Ces difficultés sont remarquablement analysées par Thibault Wolversperges dans l’ouvrage « Objets d’art : mélanges en l’honneur de Daniel Alcouffe » (cf. Bibliographie), chapitre intitulé : Les manufactures de tôle vernie à Paris vers 1760-1770 ».

La situation des manufactures s’est indéniablement améliorée sous l’Empire et la Restauration, les nouvelles inventions apparues vers 1800 en matière de lampes à huile et autres quinquets favorisant l’usage de la tôle peinte pour ces objets fonctionnels, matière assez bien adaptée, on le conçoit, à supporter la chaleur.

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3 - Les manufactures françaises et étrangères

yves Publié le 24 mai 2007 Mis à jour le 10 février 2009

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On a pu voir dans notre aperçu historique qu’au regard de l’Angleterre et de la Hollande, qui furent le berceau de la fabrication des tôles peintes dès l’aube du 18ème siècle, la France ne s’est lancée que tardivement, vers 1769, dans la fabrication de tels objets.

 

Force est de penser, sans doute avec une pointe de chauvinisme, que le goût français, dans ce domaine comme dans d’autres, fit montre d’une finesse et d’une élégance  qui le fait surpasser les productions étrangères.

 

Mais il n’est pas inutile pour l’amateur français de s’intéresser aux fabrications étrangères, ne serait-ce qu’à titre de comparaison aux plans technique et artistique.

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